Un parcours tumultueux
C’est un peu avant mes 12 ans que j’ai découvert pour la première fois l’informatique. Curieux de nature, j’avais une attirance toute particulière pour tout ce qui m’était difficilement accessible. Je ne pus résister à l’envie de percer le secret de fonctionnement de ce système, non pas matériel mais logiciel, que fut à l’époque Windows 95. Cependant, à cette époque, les ordinateurs nécessitaient un investissement financier conséquent que ma famille, relativement « modeste » ne pouvait se permettre. J’eus tout de même la chance de récupérer un ancien modèle dont je tairai le nom et le modèle en raison de quelques trous dans ma mémoire. Reclus dans ma chambre et avec une impatience que j’ai payée cher, j’ai testé toutes les lignes de commandes et les différentes options qui s’offrirent à moi pendant des heures, jusqu’au moment fatidique où l’écran devint définitivement noir. Encore émerveillé par cette machine, je me résolus, malgré moi, à lui dire adieu.
Ma curiosité grandit au fil des années. A l’émerveillement du système d’exploitation de l’ordinateur s’ajouta le plaisir du développement personnel de petites applications. Résolument attiré par l’informatique et ses aspects logiciels, je décidai de m’orienter vers le métier de développeur d’applications. Mais un parcours comporte toujours une part d’imprévus qui, je dois le reconnaître, a penché en ma faveur. Ajoutez à cela des professeurs pédagogues, des parents souhaitant le meilleur pour leurs enfants et beaucoup d’investissement personnel … Le choix d’une école d’ingénieur en informatique se fit alors sentir.
L’entrée en école d’ingénieur, on s’y prépare, on sait que se sera difficile. Mais, je n’avais jamais pensé que cela serait aussi difficile. Le proverbe « Si ton labeur est dur et tes résultats minces, pense qu’un jour le grand chêne a été gland, comme toi ! », accroché au dessus de mon bureau m’a permis de traverser certaines de ces étapes. Il en faut, pourtant, des étapes pour devenir arbrisseau ! Savoir accepter, faire la part des choses, rebondir, … ont été des mots que j’ai dû apprendre concrètement.